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HeritraLE STUDIO

La communication prend forme

Apprendre à regarder,
composer et
concevoir.

Deux parcours pour comprendre, composer et regarder autrement : le web design, du sens à l’expérience ; les bases de la mise en page, de la grille à la couleur.

13 chapitres 55 notions illustréesAccès libre

Le fond rencontre la forme

Une idée.Deux parcours.Une expérience.

Conçu pour les esprits créatifs

Étudiants en communication, designers en devenir & curieux du web et de la page.

Deux parcours, un même regard

Choisissez votre piste.
Ou suivez les deux.

Chaque parcours se lit dans l’ordre ou par notion, se présente en classe, s’imprime.

Parcours 01

Le web design

Du sens à l’expérience.

Comprendre le métier, relier l’expérience à l’interface, cadrer, composer, éviter les pièges et concevoir pour aider à choisir.

8 chapitres 31 notions 18 min

Parcours 02

Les bases de la mise en page

Composer, typographier, colorer.

Organiser une page, guider le regard, structurer la composition, choisir ses caractères et ses couleurs, pour l’écran comme pour le papier.

5 chapitres 24 notions 14 min

Parcours 01 · 01 — 08

Le web design

Du sens à l’expérience.

Parcours 02 · 01 — 05

Les bases de la mise en page

Composer, typographier, colorer.

Apprendre à regarder, puis à concevoir

Un beau site commence
par une bonne question.

À qui s’adresse-t-il ? Quel message doit-il transmettre ? Quelle action doit-il faciliter ? Le Studio relie les choix de design aux enjeux de communication, à l’écran comme sur le papier.

Treize chapitres en deux parcours pour explorer les fondamentaux, analyser des interfaces et des pages, et mettre les notions en pratique dans vos projets.

Portrait de Frédéric Ayroulet

L’auteur

Frédéric Ayroulet

Dirigeant d’Heritra · formateur en communication digitale

Formateur en école de commerce, Frédéric Ayroulet enseigne la communication digitale, le webmarketing et la création de contenu. Photographe et auteur, il dirige l’agence Heritra et intervient dans des tables rondes consacrées à l’IA éthique.

Le Studio rassemble des cours qu’il a donnés ou reçus, mis en forme pour être partagés : aux étudiants en BTS Communication, en bachelor ou en master qui veulent des bases solides, et à tous les créatifs qui démarrent dans le métier.

Une question, une remarque, une envie d’échanger ?

Me contacter (nouvel onglet)Profil LinkedIn (nouvel onglet)

Références et repères pédagogiques

Les exemples, synthèses et exercices accompagnent la lecture. Ces références permettent d’approfondir les repères d’accessibilité, les formats d’image, les palettes et les typographies utilisés dans les deux parcours.

Les illustrations sont disponibles directement dans le guide et peuvent être agrandies pendant la lecture ou la présentation.

Le studioWeb designChapitre 01

Les fondamentaux

Les fondamentaux

Penser comme un web designer

Comprendre le métier, ses compétences et ce qui fait un site utile.

5 notions3 min de lecture environ

Notion 01

Qu’est-ce que le web design ?

Le web design donne une forme visible et utilisable à un site ou à une application. Il relie l’organisation des contenus, la navigation et l’expression graphique de la marque.

Pour un communicant, une interface est un point de contact : elle transmet un message, crée une impression et accompagne une action. Le design permet de comprendre ce qui est proposé et de savoir quoi faire ensuite.

Notion 02

Le travail du web designer

Le web designer s’appuie sur un cahier des charges et une charte graphique pour concevoir les interfaces. Il transforme les objectifs du projet en pages structurées, compréhensibles et cohérentes.

Il met le contenu en valeur grâce à des couleurs adaptées à la marque, des typographies lisibles et des médias qui facilitent la compréhension : photographies, illustrations, icônes ou animations SVG.

  • Hiérarchiser les informations selon leur importance.
  • Donner une cohérence visuelle à l’ensemble du site.
  • Prévoir les interactions, les différents écrans et les contraintes de réalisation.

Notion 03

Des compétences qui se complètent

La création graphique constitue une partie du métier. Comprendre le contenu, les usages et les contraintes du web permet de concevoir des propositions réalisables.

Le document source cite Illustrator, Photoshop, XD et Sketch. Ces noms illustrent différentes familles d’outils ; l’enjeu pédagogique est de savoir dessiner, composer, prototyper et transmettre une intention.

  • Culture graphique : typographie, composition, couleurs et illustration.
  • Notions de HTML et de CSS pour dialoguer avec les personnes qui développent le site.
  • Compréhension du responsive, de l’accessibilité et des parcours utilisateurs.
  • Capacité à expliquer ses choix et à les confronter à des usages réels.

Notion 04

Les axes de travail à garder en tête

Une même page rassemble plusieurs décisions. Cette grille aide à les examiner ensemble avant de se concentrer sur les détails visuels.

Les axes de travail à garder en tête
AxeLa question à se poser
ArchitectureOù se trouve chaque information ?
LiensComment les pages se répondent-elles ?
HiérarchieQue faut-il comprendre en premier ?
NavigationL’étape suivante est-elle évidente ?
AccessibilitéLe parcours fonctionne-t-il pour différents usages ?
ResponsiveLe contenu s’adapte-t-il à l’espace disponible ?
InteractionL’interface répond-elle clairement aux actions ?
CouleursLes éléments sont-ils distincts et lisibles ?
TypographieLa lecture reste-t-elle confortable ?
Charte graphiqueLa marque reste-t-elle reconnaissable ?

Notion 05

Même métier, objectifs différents

Sur un e-commerce, le design aide à découvrir un produit et à l’acheter. Un bouton d’ajout au panier peut être proposé dès une liste de produits lorsque les informations disponibles suffisent à choisir.

Sur un site vitrine, le design rend compréhensibles une activité, des valeurs, une histoire ou un savoir-faire. Il organise les preuves et rend la prise de contact accessible.

Le nombre de clics seul ne suffit pas à évaluer un parcours. Une étape qui précise une variante, un prix ou une condition peut éviter une erreur.

1 / 5 Utilisez les flèches ← →

L’essentiel à retenir

Chaque choix visuel doit servir un message, un besoin et une action. La qualité du design se mesure aussi à la facilité d’utilisation.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Choisissez le site d’une marque. En binôme, identifiez son public, son message principal et l’action attendue. Relevez ensuite trois choix visuels qui soutiennent ces objectifs.

Le studioWeb designChapitre 02

UX & UI design

UX & UI design

Relier l’expérience et l’interface

Distinguer le parcours de son expression visuelle. Et faire travailler les deux ensemble.

3 notions2 min de lecture environ

Notion 01

L’UX : l’expérience utilisateur

L’UX, pour User Experience, concerne l’ensemble des interactions vécues par une personne avec un site ou une application. Elle part de ses besoins et de sa satisfaction.

L’ergonomie, l’accessibilité et la navigation contribuent à cette expérience. La conversion est l’une des actions que l’on peut observer, mais un parcours réussi doit aussi permettre de comprendre, de choisir et de renoncer librement.

  • Trouver l’information sans hésitation inutile.
  • Comprendre ce qu’une action va produire.
  • Pouvoir corriger une erreur et poursuivre son parcours.
  • Atteindre son objectif avec un effort raisonnable.

Notion 02

L’UI : l’interface utilisateur

L’UI, pour User Interface, est l’expression visuelle et interactive du site. Elle donne à l’utilisateur des repères pour lire, reconnaître les actions et comprendre les états de l’interface.

Le placement des éléments et la mise en forme des blocs créent une hiérarchie. Les couleurs, les typographies, les icônes et les visuels déclinent l’identité de la marque.

  • Des styles de titres et de textes cohérents.
  • Des boutons dont le rôle et l’état sont identifiables.
  • Des visuels utiles au message.
  • Une composition qui guide l’attention.

Notion 03

Un exemple : s’inscrire à une conférence

Côté UX, on clarifie la date, le lieu, les conditions et les informations nécessaires à l’inscription. On prévoit la confirmation et la manière de corriger une saisie.

Côté UI, on distingue le titre, les informations pratiques et le bouton « Réserver ma place ». Les champs possèdent des libellés visibles, un état de focus et des messages d’erreur lisibles.

Un bouton réussi associe ainsi une bonne place dans le parcours, un texte explicite et une apparence reconnaissable.

1 / 3 Utilisez les flèches ← →

L’essentiel à retenir

L’UX organise une expérience utile et compréhensible. L’UI rend cette expérience perceptible et manipulable. Les deux se construisent ensemble.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Prenez un formulaire d’inscription. Classez vos observations en deux colonnes : parcours et compréhension (UX), puis apparence et états des composants (UI). Repérez un problème qui touche les deux.

Le studioWeb designChapitre 03

Objectifs & publics

Objectifs & publics

Poser les bonnes questions

Définir un objectif, comprendre son public et répondre à un vrai besoin.

4 notions2 min de lecture environ

Notion 01

Quel est l’objectif du site ?

Un site peut présenter une marque, faire connaître un savoir-faire, permettre un achat ou faciliter une prise de contact. Choisir un objectif principal permet de hiérarchiser les contenus.

Pour un événement étudiant, l’objectif pourrait être de permettre au public de connaître le programme et de réserver sa place. L’interface doit rendre ces deux informations faciles à trouver.

Notion 02

À qui s’adresse-t-on ?

Décrivez les personnes concernées et le contexte dans lequel elles consulteront le site : leurs connaissances, leur langue, leur équipement, leurs attentes et leurs éventuelles difficultés.

Évitez de réduire une cible à son âge. Une même personne peut utiliser le site dans le calme sur ordinateur, puis chercher une information urgente sur téléphone.

Notion 03

Quelle réponse attend le public ?

Le besoin peut être de trouver une définition, comparer une offre, découvrir des réalisations ou acheter un produit. Listez les questions auxquelles la page doit répondre avant d’en dessiner les blocs.

Reliez chaque contenu à une question concrète. Un portfolio doit par exemple montrer le travail réalisé, le rôle de la personne et la manière de la contacter.

  • Besoin : ce que la personne souhaite accomplir.
  • Contenu : l’information qui l’aide à décider.
  • Action : l’étape qu’elle peut effectuer ensuite.
  • Preuve : ce qui rend la proposition crédible.

Notion 04

Comment faciliter le passage à l’action ?

Placez l’action principale près des informations qui la rendent compréhensible. Nommez-la précisément : « Consulter le programme » est plus informatif que « Cliquez ici ».

Un formulaire accessible ou un contact bien identifié peut suffire. Le bon choix dépend du besoin ; multiplier les sollicitations brouille les priorités.

1 / 4 Utilisez les flèches ← →

L’essentiel à retenir

Commencez par une phrase simple : ce site aide [un public] à [réaliser une action] en lui apportant [une réponse utile].

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Imaginez le site d’une exposition étudiante. Rédigez un mini-brief : objectif principal, public, information attendue, action et preuve de réussite. Comparez les réponses avant de dessiner la page.

Le studioWeb designChapitre 04

Ergonomie & lisibilité

Ergonomie & lisibilité

Rendre chaque interaction évidente

Composer des pages lisibles, accessibles et faciles à parcourir, sur tous les écrans.

6 notions3 min de lecture environ

Notion 01

L’ergonomie : rendre l’usage plus facile

L’ergonomie consiste à concevoir ou améliorer un objet pour faciliter son utilisation quotidienne. Appliquée au web, elle aide à répondre efficacement aux besoins des personnes.

Elle associe l’utilité du site, sa facilité d’utilisation, un design compréhensible et la satisfaction. L’utilisateur doit pouvoir se concentrer sur ce qu’il cherche.

Notion 02

Laisser respirer la page

Une page a besoin de contenu, mais l’accumulation rend les priorités moins visibles. Équilibrez les textes et les éléments visuels, puis travaillez les espacements pour distinguer les groupes d’informations.

La taille des images et des boutons doit correspondre à leur rôle. Une animation SVG peut accompagner une interaction, par exemple un changement d’état au survol, à condition de rester discrète et compréhensible sans mouvement.

Notion 03

Choisir les couleurs et vérifier le contraste

Les couleurs contribuent à l’identité et aux associations d’idées. Le classeur donne l’exemple du vert pour le naturel, ou de l’orange et du jaune pour l’énergie. Ce sont des pistes créatives à confronter au contexte culturel et à la marque, pas des significations universelles.

La lisibilité dépend aussi du contraste entre le texte et son fond. Un texte blanc sur fond noir n’est pas interdit : mesurez le contraste et évaluez le confort de lecture dans l’ensemble de la page.

Repère WCAG 2.2 AA : au moins 4,5:1 pour le texte courant ; 3:1 pour le grand texte (24 px, ou environ 18,7 px en gras). Ce repère actualise le conseil du classeur sur les fonds sombres.

Référence W3C sur le contraste (nouvel onglet)

Notion 04

Créer une navigation intuitive

Les intitulés, les liens et les boutons doivent aider à prévoir où l’on va. Une personne doit pouvoir se repérer, revenir en arrière et trouver l’information pertinente.

Le classeur évoque les boutons d’action, la messagerie, le partage et les formulaires. Chacun répond à un usage : acheter, demander de l’aide, transmettre une ressource ou contacter une équipe. Leur présence doit être justifiée par le parcours.

  • Employer des intitulés compréhensibles hors contexte.
  • Conserver une navigation cohérente d’une page à l’autre.
  • Indiquer où l’on se trouve et ce qui se passera après une action.
  • Donner un retour clair après une saisie ou un envoi.

Notion 05

Rendre le texte agréable à lire

Au premier regard, le titre principal doit se distinguer du reste. Les sous-titres découpent le propos et les paragraphes développent une idée à la fois.

Choisissez une typographie claire, un espacement confortable et une largeur de ligne adaptée. Des caractères trop serrés, trop gras ou très manuscrits peuvent compliquer une lecture longue.

  • Hiérarchiser avec les titres avant d’ajouter des effets.
  • Éviter les longs paragraphes tout en capitales.
  • Conserver une taille de texte confortable sur petit écran.
  • Vérifier le contenu réel, y compris les titres longs.

Notion 06

Penser aux écrans et aux modes d’accès

Le responsive adapte la composition à l’espace disponible. Une grille peut passer de plusieurs colonnes à une seule, tout en conservant la même logique de lecture.

L’accessibilité se prévoit dès la conception : navigation au clavier, focus visible, libellés de champs, alternatives des images utiles et informations qui ne reposent pas uniquement sur la couleur.

  • Tester l’agrandissement du texte et les petits écrans.
  • Prévoir des zones de clic confortables et suffisamment espacées.
  • Permettre l’accès au contenu sans survol de souris.
  • Respecter la préférence de réduction des animations.
W3C : taille et espacement des cibles (nouvel onglet)

1 / 6 Utilisez les flèches ← →

L’essentiel à retenir

Une interface ergonomique est utile, lisible et prévisible. Elle conserve ces qualités quand l’écran, le mode de navigation ou les besoins de la personne changent.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Auditez une page sur téléphone puis sur ordinateur. Repérez le titre, l’action principale, une difficulté de lecture et un obstacle au clavier. Proposez trois améliorations argumentées.

Le studioWeb designChapitre 05

Les pièges à éviter

Les pièges à éviter

Éviter les fausses bonnes idées

Repérer la surcharge, les animations inutiles et les parcours qui compliquent la vie.

3 notions2 min de lecture environ

Notion 01

Quand tout attire l’œil, rien ne guide

Accumuler les couleurs, les polices et les blocs de même importance rend la lecture difficile. Attribuez un rôle à chaque niveau : message principal, explication, preuve et action.

Le bon équilibre dépend du contenu. Un espace libre peut donner du rythme et permettre de distinguer deux groupes d’informations.

Les conseils de ce chapitre sont des compléments pédagogiques : le classeur contient le titre « Les pièges à éviter », accompagné de deux illustrations, mais pas son développement.

Notion 02

Animer avec une intention

Une animation peut montrer qu’un élément a changé, rendre une transition compréhensible ou confirmer une action. Un mouvement continu sans fonction peut détourner l’attention du contenu.

Le sens de l’interface doit rester accessible lorsque les animations sont réduites. Les actions importantes doivent également fonctionner au clavier et sur écran tactile.

Notion 03

Éviter les obstacles que l’on crée soi-même

Une fenêtre qui masque le contenu, un lien ambigu ou une erreur de formulaire sans explication interrompt le parcours. Une interface accueillante laisse le contrôle à son utilisateur.

Présentez les conditions avant l’engagement, rendez les choix explicites et permettez de revenir sur une action. La confiance se construit aussi dans les petits détails.

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L’essentiel à retenir

Un effet mérite sa place quand il aide à comprendre ou à agir. La clarté, le contrôle de l’utilisateur et la lisibilité passent avant la démonstration graphique.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Trouvez une page visuellement impressionnante mais difficile à utiliser. Reformulez le problème sans jugement esthétique, puis dessinez une amélioration qui conserve son identité.

Le studioWeb designChapitre 06

Identité visuelle

Identité visuelle

Donner une voix visuelle à la marque

Du logo à la charte graphique : construire une identité cohérente et reconnaissable.

4 notions2 min de lecture environ

Notion 01

Reconnaître une marque

Une identité visuelle distingue une marque de ses concurrents. Un logo, une combinaison de couleurs ou une typographie peuvent suffire à la reconnaître, comme le montrent les exemples de Netflix et Starbucks cités dans le document.

Le logo joue un rôle central, mais l’expérience repose aussi sur un ensemble cohérent : compositions, images, signes graphiques et tonalité des contenus.

Notion 03

Choisir le bon format d’image

Le fichier de travail et le fichier diffusé n’ont pas toujours le même rôle. Le choix d’un export dépend de l’image, du support et du besoin de transparence ou de redimensionnement.

Choisir le bon format d’image
FormatUsage et limite
JPG / JPEGPhotographies avec compression ; pas de transparence.
PNGImage matricielle avec transparence ; la résolution limite l’agrandissement.
SVGLogos et illustrations vectoriels : restent nets au redimensionnement.
WebP / AVIFImages web compressées, adaptées notamment aux photographies et à la transparence.

Le tableau complète les entrées JPG et PNG du classeur. Pour les formats web, voir aussi la documentation MDN dans les références du guide.

Notion 04

La charte graphique : un cadre commun

La charte graphique est l’un des documents fondateurs de la communication. Elle fixe les règles d’utilisation de l’identité : logo, couleurs, typographies et principes visuels.

Une charte print et une charte web répondent à des contraintes différentes. Pour une interface, un guide de style précise aussi les composants, leurs états et leur comportement. Le web designer construit ce cadre ou l’applique.

  • Logo : versions autorisées, marges et usages.
  • Couleurs : palette, rôles et associations lisibles.
  • Typographie : familles, tailles et hiérarchie.
  • Interface : boutons, champs, liens et états.
  • Visuels : principes de photographie, d’illustration et d’iconographie.

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L’essentiel à retenir

L’identité rend la marque reconnaissable. La charte permet de la décliner avec cohérence, et les bons formats assurent sa qualité sur chaque support.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Créez une mini-charte pour un projet étudiant : logo, deux couleurs, styles de titres et de texte, et un exemple de bouton. Justifiez le choix des formats d’export.

Le studioWeb designChapitre 07

Maquettes & prototypes

Maquettes & prototypes

Passer de l’idée à l’expérience

Structurer, mettre en forme, puis tester : les trois étapes qui donnent vie au projet.

4 notions2 min de lecture environ

Notion 01

Pourquoi commencer par une maquette

Une maquette rend les intentions visibles avant la réalisation du site. Elle permet d’organiser les contenus et de discuter des priorités avec l’équipe.

Prenons un portfolio : titre, présentation, galerie, témoignage et vidéo ne doivent pas avoir le même poids. Le classeur propose d’abord un titre, une brève description et une image ; les détails, l’avis client et les autres médias viennent ensuite.

Notion 02

01. Le wireframe : la structure

Le wireframe est un croquis des écrans. Il place les zones de texte, les boutons, les images et le menu. Selon le projet, on y ajoute la recherche, le compte utilisateur, la connexion ou le panier.

À ce stade, le choix des couleurs, des typographies et des images n’est pas le sujet. On vérifie les priorités de lecture et la logique du parcours.

Notion 03

02. La maquette : l’apparence

La maquette précise le rendu de la page. Les blocs deviennent des textes, des images et des icônes. Les couleurs, les styles typographiques et les espacements prennent leur place.

Le document évoque du texte de substitution et des images libres de droits. Dès que possible, employez des contenus proches du réel : un titre long ou une photographie différente peut modifier toute la composition.

Notion 04

03. Le prototype : le parcours

Le prototype est une maquette interactive. Il relie les écrans, rend les boutons activables et simule les interactions utiles à la compréhension du parcours.

Il permet de tester une intention sans construire toutes les fonctions du futur site. Sur mobile, vérifiez aussi l’ordre du contenu, les gestes et la facilité d’activation des commandes.

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L’essentiel à retenir

Le wireframe organise, la maquette précise l’apparence, le prototype met le parcours à l’épreuve. Chaque étape répond à une question différente.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Sur papier, esquissez l’accueil de votre portfolio. Réalisez ensuite une maquette d’un écran, puis reliez-la à une fiche projet. Faites tester le parcours sans expliquer où cliquer.

Le studioWeb designChapitre 08

Design & e-commerce

Design & e-commerce

Concevoir pour aider à choisir

Créer des fiches produit qui informent, rassurent et facilitent la décision.

2 notions2 min de lecture environ

Notion 01

La fiche produit : informer pour convaincre

Une boutique en ligne doit mettre ses produits en valeur. La fiche produit réunit les informations qui permettent d’examiner l’offre : visuels, prix, caractéristiques et possibilités de choix.

L’enjeu de communication est de relier les qualités du produit aux besoins du public. Une information précise et bien placée aide davantage qu’une accumulation de promesses.

  • Montrer des photographies utiles et cohérentes.
  • Rendre le prix et les options faciles à comprendre.
  • Expliquer les caractéristiques et leur intérêt.
  • Indiquer clairement l’action d’ajout au panier.

Notion 02

Construire une décision éclairée

La description, la disponibilité et les conditions de livraison répondent aux questions avant l’achat. Les avis et les preuves doivent être présentés avec clarté, sans fabriquer de sentiment d’urgence.

Observez ensuite le parcours complet : choisir une variante, ajouter au panier, vérifier son contenu, corriger une quantité et comprendre la confirmation.

Construire une décision éclairée
Question du visiteurRéponse attendue
Est-ce le bon produit ?Usages, caractéristiques, photos et variantes.
Combien vais-je payer ?Prix et coûts complémentaires explicités.
Puis-je avoir confiance ?Informations fiables et conditions faciles à consulter.
Que dois-je faire ?Une action principale visible et un retour compréhensible.

1 / 2 Utilisez les flèches ← →

L’essentiel à retenir

Une fiche produit aide à décider grâce à des informations claires, des visuels utiles et une action compréhensible. La confiance facilite la conversion.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Comparez deux fiches d’un même type de produit. Relevez les informations nécessaires pour choisir, les éléments rassurants et les questions sans réponse. Esquissez votre version améliorée.

Le studioMise en pageChapitre 01

Organiser la page

Organiser la page

Organiser la page

Aligner, aérer, protéger : les trois gestes qui structurent une page avant tout style.

3 notions2 min de lecture environ

Notion 01

Aligner le texte par rapport à la page

Le premier principe consiste à décider comment le texte se place par rapport à la page : à gauche, à droite ou centré. Le second est de savoir le justifier, c’est-à-dire l’étaler entre les deux marges, pour un résultat plus professionnel.

Un texte justifié laisse apparaître des césures, ces petits tirets qui coupent un mot en fin de ligne : mieux vaut les désactiver. Les repères tirés depuis les règles de la page servent ensuite à aligner les blocs entre eux.

  • Choisir un alignement et s’y tenir dans tout le document.
  • Justifier les colonnes de texte long ; désactiver la césure.
  • Tirer des repères depuis les règles pour aligner les blocs.

Note pratique InDesign : « Fenêtre › Espace de travail › Les indispensables classiques » pour retrouver les panneaux ; la césure se désactive dans le menu du panneau Paragraphe ; les repères se tirent depuis les règles du haut et de gauche.

Notion 02

L’espace négatif

L’espace négatif est l’espace vide autour et entre les éléments. Il n’est pas forcément blanc : un fond coloré ou une photo calme jouent le même rôle. C’est lui qui met en valeur l’espace positif, celui du contenu.

Beaucoup de graphistes se donnent un repère simple : viser au moins 50 % d’espace négatif dans une composition. Le regard trouve alors immédiatement ce qui est important.

  • Espace négatif : le vide autour des éléments, coloré ou non.
  • Espace positif : les éléments eux-mêmes, texte et images.
  • Repère utile : environ 50 % d’espace négatif.

Notion 03

Les marges de sécurité

À l’impression, la coupe du papier n’est jamais parfaitement précise. Des marges de sécurité évitent qu’un texte ou un logo soit rogné : comptez au minimum 10 mm de chaque côté.

Les marges structurent aussi la lecture : elles donnent au contenu un cadre régulier et laissent la page respirer.

Les marges de sécurité
RéglageRepère
Marge de sécurité10 mm minimum de chaque côté
Texte et logosToujours à l’intérieur des marges
Où régler« Fichier › Format de document » dans InDesign

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L’essentiel à retenir

Avant tout style, une page se tient par trois gestes : aligner le texte, laisser de l’espace autour de ce qui compte, protéger les bords par des marges.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Prenez une affiche A4 de votre choix. Repérez l’alignement du texte, estimez la part d’espace négatif et mesurez les marges. Proposez une version qui respecte 50 % d’espace libre et 10 mm de marge.

Le studioMise en pageChapitre 02

Guider le regard

Guider le regard

Guider le regard

Taille, perspective, couleur, contraste et sens de lecture : faire lire dans l’ordre voulu.

6 notions3 min de lecture environ

Notion 01

La hiérarchie visuelle

La hiérarchie visuelle décrit la manière dont les éléments sont disposés pour que l’information la plus importante soit lue en premier. Elle peut ressortir par la taille de la police, la taille du visuel, la couleur, ou les trois à la fois.

C’est au designer de construire cette hiérarchie pour que le spectateur n’ait même pas à se demander où regarder : l’œil est guidé d’un élément à l’autre dans l’ordre prévu.

Notion 02

La taille et l’échelle

La taille est le moyen le plus direct de mettre en valeur un élément : ce qui est grand attire davantage l’attention. C’est pourquoi les titres des journaux sont composés en grand, et les articles importants avec des titres encore plus grands.

Pensez à ces affiches de théâtre où un seul mot, immense, porte toute l’émotion, tandis que le reste du message reste discret. Si tous les mots avaient la même taille, l’affiche perdrait sa force.

L’échelle est la taille d’un objet par rapport à un autre. Seul, un objet n’a pas d’échelle : c’est la comparaison qui crée l’équilibre et désigne l’élément dominant.

Notion 03

La perspective

La perspective crée une illusion de profondeur, de quelques centimètres à plusieurs kilomètres. Comme dans le monde réel, nous percevons les objets plus grands comme plus proches.

Un élément perçu comme proche attire l’attention avant les autres : c’est un moyen de placer un premier plan dans une composition.

Notion 04

La couleur qui attire

Comme les grands éléments, les couleurs vives attirent plus l’attention que les teintes ternes. Une seule phrase surlignée d’une couleur vive dans un bloc de texte capte immédiatement le regard.

La bichromie, tendance du design web, superpose deux couleurs contrastées sur une photographie aux tons naturels : le motif ressort de la page ou de l’écran.

Notion 05

Le contraste

Des couleurs très contrastées mettent en valeur un élément précis : un objet rouge ressort davantage sur un fond vert ou noir que sur un fond orange ou violet. L’ensemble des couleurs employées et leurs relations forment la palette, qui peut créer unité et harmonie, ou contraste et emphase.

Des couleurs proches regroupent des éléments associés. Le choix des couleurs suggère aussi le poids et la distance : sur un fond sombre, les couleurs chaudes comme le rouge et le jaune avancent, les froides comme le bleu et le vert reculent ; sur un fond clair, c’est l’inverse.

  • Contraste fort : emphase sur un élément.
  • Couleurs proches : regroupement.
  • Fond sombre : les chaudes avancent ; fond clair : les froides avancent.

Notion 06

Le sens de lecture : modèles F et Z

Le modèle F est le mouvement oculaire le plus courant pour un texte : on balaie la page de gauche à droite en haut, puis ligne après ligne jusqu’en bas, comme un livre, une lettre ou une page web.

Les compositions qui reposent surtout sur des images suivent souvent un modèle en Z : le cerveau traite les images plus vite que le texte, alors le regard parcourt le haut de gauche à droite, descend en diagonale, puis traverse à nouveau le bas de la page.

Le sens de lecture : modèles F et Z
ModèleQuand l’utiliser
FTextes longs, sites web, lettres : lecture ligne à ligne
ZAffiches, visuels publicitaires : images et peu de texte

1 / 6 Utilisez les flèches ← →

L’essentiel à retenir

Une bonne hiérarchie visuelle fait lire les informations dans l’ordre voulu sans que le lecteur ait à y penser : taille, échelle, perspective, couleur et contraste sont les leviers, le sens de lecture est le fil.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Choisissez une page de journal ou de site. Numérotez l’ordre dans lequel votre œil parcourt les éléments, puis identifiez pour chacun le levier utilisé (taille, couleur, contraste, position). Refaites l’exercice avec une page de magazine composée en Z.

Le studioMise en pageChapitre 03

Composer

Composer

Structurer la composition

Proximité, espace, alignement, groupes impairs, lignes et grilles : les règles, et quand les enfreindre.

6 notions3 min de lecture environ

Notion 01

La proximité

La proximité, c’est la place des éléments les uns par rapport aux autres. Placer des éléments proches suggère au lecteur qu’ils sont liés.

Imaginez un écran blanc avec cinq points d’un côté et un seul de l’autre : notre première hypothèse sera toujours que les cinq forment un groupe.

Notion 02

L’espace vide

Si le regroupement suggère une relation, l’espace laissé autour des éléments les distingue en groupes d’informations séparés.

L’espace vide facilite l’assimilation en rangeant l’information par compartiments, et crée de la concentration : il aide l’œil à se poser sur chaque élément.

Notion 03

L’alignement dans la composition

L’alignement fait partie de la structure : les composants, texte ou image, ne sont pas posés au hasard. Une page de texte classique est alignée à gauche, tous les blocs partageant la même marge.

Beaucoup de compositions sont centrées ou justifiées, c’est-à-dire réparties pour partager les marges gauche et droite. Des mots dispersés dans tous les sens seraient déroutants. Les compositions en F alignent à gauche ; celles en Z combinent souvent gauche, centre et droite.

Notion 04

Les groupes impairs

La règle des groupes impairs consiste à placer un élément au centre d’un groupe, avec un nombre égal de voisins de chaque côté : le résultat désigne clairement l’élément principal.

Un groupe d’un ou de trois éléments est plus frappant qu’une paire, et les groupes impairs sont presque toujours perçus comme plus intéressants et plus esthétiques. Les gens se sentent à l’aise avec l’équilibre.

Notion 05

Les lignes directrices

Le mouvement attire l’attention, même dans une image fixe. Les lignes pointent vers les éléments importants — pensez à une flèche — sans avoir besoin d’apparaître physiquement sur la page.

Une ligne directrice peut être implicite : une rangée de points, la proximité de formes, le rapport entre espace positif et négatif. Incliner un objet vers le haut ou le bas crée une ligne qui suggère l’envol ou la descente.

Notion 06

Les grilles et la règle des tiers

Les compositions les plus efficaces reposent sur une grille, le plus souvent modulaire : des lignes verticales et horizontales qui se croisent. La règle des tiers divise mentalement la composition par deux lignes horizontales et deux verticales, soit neuf zones.

Les éléments importants se placent le long des lignes, et surtout aux quatre points où elles se croisent. Les compositions décentrées sont généralement jugées plus esthétiques qu’un point focal au centre. La règle favorise l’espace négatif, la proximité intelligente et l’alignement.

La grille modulaire est la plus courante et généralement la plus lisible. Pourtant, la meilleure façon de créer l’emphase est parfois d’enfreindre la règle.

  • Diviser en 3 × 3 : deux lignes horizontales, deux verticales.
  • Placer les points forts aux intersections.
  • Décentrer plutôt que centrer, sauf intention contraire.

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L’essentiel à retenir

Proximité, espace, alignement, nombre impair, lignes et grille : six règles de composition qui donnent une structure lisible — et que l’on peut enfreindre en connaissance de cause pour créer l’emphase.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Sur une feuille divisée en tiers, composez une carte de visite ou une une de magazine avec trois éléments : un titre, une image, une information secondaire. Testez deux versions, l’une centrée, l’autre décentrée sur les points forts de la grille, et comparez.

Le studioMise en pageChapitre 04

Typographie

Typographie

Choisir et régler ses caractères

Familles, empattements, graisses et interlettrage : ce qu’un caractère raconte et comment le régler.

4 notions3 min de lecture environ

Notion 01

Caractère, police, graisse

Un caractère, parfois appelé famille de caractères, réunit l’ensemble des lettres regroupées sous un même nom. Police, fonte et graisse désignent les variantes qui composent cette famille : condensé, regular, italique, gras, gras italique, gras condensé.

Choisir un caractère, c’est donc choisir une famille ; composer un titre, c’est choisir la variante qui convient à son rôle.

Notion 02

Serif ou sans serif

Les typographies avec serif ont des empattements, ces petits traits aux extrémités des lettres. Elles sont souvent associées à des valeurs traditionnelles et institutionnelles.

Les typographies sans serif n’ont pas d’empattement. Elles sont conseillées sur Internet, où elles favorisent la lisibilité à l’écran.

Notion 03

Quatre familles à reconnaître

Les humanes forment la plus ancienne famille classique, née au XVe siècle à Venise : axe incliné, empattements triangulaires, faible différence entre pleins et déliés. Elles évoquent l’ancien, la sagesse, la connaissance — comme le caractère Centaur.

Les garaldes apparaissent au XVIe siècle, inspirées de Claude Garamond et d’Alde Manuce. Elles introduisent la traverse droite de la lettre e, avec des proportions plus fines et des empattements triangulaires. Garamond, emblème de la famille, donne un côté chic au texte.

Les linéales, ou bâtons, forment la plus grande famille : un tiers des typographies. Sans empattement, à graisse uniforme, elles servent la publicité, les sites web, les blogs et les documents commerciaux — Arial, ou Helvetica choisie par Apple pour sa sobriété.

Les scriptes imitent l’écriture à la plume, lettres liées et plus ou moins inclinées. Réservées aux vœux et aux remerciements, elles sont peu lisibles sur de longs textes.

Quatre familles à reconnaître
FamilleTraits et usage
HumanesAxe incliné, empattements triangulaires ; ancien, sérieux (Centaur)
GaraldesTraverse droite du e, proportions fines ; luxe, édition (Garamond)
LinéalesSans empattement, graisse uniforme ; digital, publicité (Arial, Helvetica)
ScriptesLettres liées, inclinées ; cartes, invitations (Brush Script)

Notion 04

L’interlettrage

L’interlettrage désigne l’espacement entre les lettres. Sa gestion participe à l’équilibre d’un mot : l’harmonie des blancs, équilibrés optiquement, entre chaque caractère.

Les scriptes demandent parfois de resserrer des paires pour que les liaisons ne se voient pas ; les caractères anciens, comme les gothiques, se resserrent aussi. Une première lettre agrandie appelle un interlettrage réduit, sinon elle semble détachée du mot. À l’inverse, un titre vu de loin doit être davantage interlettré : de loin, les lettres semblent se toucher.

L’interlettrage devient aussi un choix de style pour les libellés, titres et sous-titres.

  • Scriptes et gothiques : resserrer.
  • Lettrine agrandie : réduire l’interlettrage.
  • Titres vus de loin : augmenter l’interlettrage.

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L’essentiel à retenir

Un caractère porte un ton : empattements et familles racontent une époque et une intention, l’interlettrage règle l’équilibre des blancs. Le choix se fait selon le support, la lisibilité et l’identité.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Composez le même titre de quatre façons : humane, garalde, linéale, scripte. Pour chacune, notez le message perçu et un support adapté. Réglez ensuite l’interlettrage d’un titre vu de loin et d’une lettrine.

Le studioMise en pageChapitre 05

Couleur

Couleur

Composer avec la couleur

Roue chromatique, significations, harmonies, proportions et modes de couleur pour l’écran et le papier.

5 notions3 min de lecture environ

Notion 01

La roue chromatique

Un contenu est jugé sur ses éléments de conception bien avant d’être lu : savoir ce que chaque couleur dit au public est essentiel. La roue chromatique est le premier modèle qui a illustré les relations entre couleurs.

Les couleurs primaires — rouge, bleu, jaune — ne peuvent pas être obtenues par mélange et fondent toutes les autres. Les secondaires — violet, orange, vert — naissent du mélange de deux primaires. Les tertiaires combinent une primaire et une secondaire : rouge-orange, rouge-violet, bleu-violet, bleu-vert, jaune-vert, jaune-orange. Ces douze couleurs composent la roue complète.

  • 3 primaires : rouge, bleu, jaune.
  • 3 secondaires : orange, vert, violet.
  • 6 tertiaires : primaire + secondaire voisines.

Notion 02

Ce que disent les couleurs

Les couleurs parlent d’elles-mêmes, au point d’améliorer l’apprentissage et la compréhension d’un sujet. Les chaudes communiquent énergie, optimisme et enthousiasme ; les froides envoient un message de fiabilité, de professionnalisme et de paix.

Les associations ci-dessous sont les plus courantes en Occident. Elles varient selon les cultures et les marques : ce sont des repères à confronter au contexte, pas des règles absolues.

Ce que disent les couleurs
CouleurAssociations citées
RougePassion, romance, colère
OrangeOptimisme, bonheur, énergie
JauneBonheur, espoir
VertFertilité, nature, abondance
BleuProfessionnalisme, calme, transparence
VioletLuxe, royauté, créativité
NoirÉlégance, mystère
BlancPureté, propreté
MarronEndurance, fiabilité, nature
BeigeConservatisme, sobriété

Notion 03

Combiner les couleurs

Sur la roue, les couleurs chaudes sont les rouges, oranges et jaunes ; les froides, les verts, bleus et violets. Les combinaisons se construisent à partir de cette géométrie.

Complémentaires : deux couleurs opposées, comme l’orange et le bleu. Complémentaires divisées : deux couleurs voisines et la complémentaire de l’autre côté. Triades et tétrades : trois ou quatre teintes choisies par un triangle ou un rectangle tracé sur la roue. Analogues : des couleurs voisines. Monochromes : les teintes, tons et nuances d’une même couleur.

Combiner les couleurs
CombinaisonConstruction
ComplémentairesDeux opposées sur la roue (bleu / orange)
Complémentaires diviséesDeux voisines + une complémentaire
Triade / tétradeTriangle ou rectangle tracé sur la roue
AnaloguesVoisines sur la roue (bleu / vert)
MonochromesDéclinaisons d’une même teinte

Notion 04

La règle 60-30-10

Un moyen simple d’obtenir une présentation équilibrée est la règle 60-30-10. Une fois trois couleurs choisies, la couleur dominante occupe 60 % de l’espace, la secondaire 30 %, et la couleur d’accentuation 10 %.

La dominante pose l’ambiance, la secondaire structure, l’accent guide vers les actions et les informations clés.

Notion 05

RVB ou CMJN

RVB et CMJN sont deux modes de mélange des couleurs. En RVB, rouge, vert et bleu s’additionnent en lumière : c’est le mode des écrans et du travail numérique. En CMJN, cyan, magenta, jaune et noir se soustraient sur le papier : c’est le mode de l’impression.

Un même fichier peut donc changer d’aspect entre l’écran et le papier : on prépare chaque support dans son mode.

RVB ou CMJN
ModeSupport
RVBÉcrans, sites, réseaux sociaux
CMJNImpression : affiches, flyers, cartes

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L’essentiel à retenir

La roue chromatique donne un vocabulaire (primaires, secondaires, tertiaires), les harmonies donnent des méthodes de combinaison, la règle 60-30-10 donne les proportions ; RVB pour l’écran, CMJN pour l’impression.

À vous de jouer

Du cours à votre projet.

Construisez une palette de trois couleurs pour un événement étudiant selon une harmonie de votre choix (complémentaire, triade ou analogue). Appliquez-la à une affiche en respectant 60-30-10, puis préparez sa version RVB pour le web et CMJN pour l’impression.

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Illustration

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